Le 15ème avec CCC et Bertrand Delanoë

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Rémi Feraud (motion A), la rénovation en acte de la fédération de Paris !

12 novembre 2008

Militant, ex-secrétaire de section, maire du 10eme et chargé à la fédération de la Paris des relations extérieures, Rémi Féraud est le symbole de la rénovation en acte de la motion A pour le vote du 20 Novembre, celui de la fédération de Paris. 37 ans, Rémi a parcouru toutes les étapes du militant socialiste : militant, secrétaire de section, maire du 10eme et à la fédération. Symbole de la rénovation et l’expérience, il souhaite une véritable rénovation des pratiques de la fédération de Paris. Il a un véritable programme pour la fédération, des valeurs certaines du socialisme, une intégrité dans le travail collectif que nul ne conteste.

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Après le temps du débat qui éclaire, l’heure du choix responsable est venue

4 novembre 2008

Ce vote du 6 Novembre nous engage. Tous, nous les socialistes, nous les français. A l’heure où les français, et même les socialistes, nous disent - ces derniers par leurs absences ce dernier mois lors de nos A.G. - le discours inaudible du Parti Socialiste en pleine crise financière, nous ne retiendrons, s’imposant, que deux critères : la clarté comme éthique et la rénovation comme pratique.

D’abord La clarté. Essentielle, car il faut savoir se faire entendre ; car il faut retrouver de la crédibilité pour les français ; car il faut que chacun des français puisse savoir, sur toutes les actualités de notre agenda médiatique le positionnement du Parti Socialiste, qu’il n’en sache qu’un - celui décidé et voté, en interne, au sein du Parti. Il nous faut donc choisir à la fois un vrai leadership social démocrate et celui qui l’animera. Pour remettre le parti au travail, pour s’opposer et jeter les bases de l’alternance de 2012. Claire, parce que le candidat est affiché, Bertrand Delanoë, alors que d’autres préfèrent masquer les cartes et esquiver. Comment peut-on parler de respect des militants et voter pour une motion dont le premier signataire n’apparaît pratiquement pas sur ses sites Webs officiels ? Comment peut-on parler de rassemblement du Parti Socialiste, du respect des votes du Parti Socialiste, alors qu’à la première grande occasion - le vote parlementaire sur le plan Sarkozy de 300 Milliards - un célèbre signataire signe un article dans Le Monde pour donner son jugement personnel, en dehors de la ligne de son propre Parti et de son vote ?

Ensuite le choix. De la rénovation, oui, mais en actes, non comme slogan. Celle que l’on construit avec les autres, sans exclusive, et non celle vécue comme un  acquis monopolisé de son courant. Pas si loin de chez nous, y compris dans le 15ème : faire ensemble toutes les campagnes, autant nationales que municipales ; participer, sans parti pris, à  l’annonce aux militants du compte rendu de mandat des élus locaux du Parti Socialiste, exercice de démocratie participative s’il en est. Que serait une rénovation si nous n’avions pas retrouvé l’esprit d’unité lorsqu’il s’agit des intérêts du Parti ? Que serait une rénovation, l’incitation à une démarche participative, d’empêcher les militants de sa section de participer aux élections majeures de notre vie civique et notre Parti ? Que signifie le terme de « fraternité » lorsque depuis quelques années, contre ses propres élus locaux, nous avons, y compris en A.G., une grande difficulté à organiser des comptes-rendus de mandat ou mêmes des travaux inter-section pour des élections ?

La rénovation se conjugue mieux avec ouverture, qu’avec crispation, repli sur soi, ou victimisation imaginaire. La démocratie Participative, est moins l’expression de toutes les actualités et les photographies de s(on)a leade(se)r, que l’expression des militants, de leurs écrits, de leurs travaux - ce que le collectif de la motion A ont réalisé, sur ce site, dans la plus grande de leur liberté d’expression.

  • Plus dynamique, plus moderne (avec le Web), plus individualisé, plus centré sur le travail de ses militants, le collectif de la motion A dans le 15eme a voulu démontrer en acte la Clarté de sa démarche, le courage de ses propos et la créativité qu’il voudra autant pour la France que pour la vie locale du Parti Socialiste.

Amitié et Solidarité Socialistes,

Denis Jacquot, Convention,

David Chopin, Javel Grenelle

Hugo Allendes Castro, FM

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La motion A: pour la fidèlité et la modernité de nos engagements

3 novembre 2008

Fidèle à l’esprit de mes engagements… Mon premier ré-engagement (après la Tour Montparnasse en 1974) fut “A Gauche En Europe “, autour de DSK : à Gauche, face à une droite dure,avançant sous le masque d’un vocabulaire populiste ; en Europe, car la crise peut réveiller de vieux démons nationalistes. J’ai soutenu Besoin de gauche dès sa création, car elle incarnait une ligne rénovatrice, européenne, donnant la parole et l’action au militant mis au centre d’un vrai projet. Une organisation vivante et multiple, un programme de travail décliné en Conventions Thématiques Nationales, conçu pour répondre aux interrogations et aux besoins de tous les Français. Telles étaient les premières conditions de la réussite de notre projet.

Puis j’ai été témoin à La Rochelle d’un piètre spectacle, …Qui a repris notre projet, pour l’intégrer, en toute cohérence, dans sa propre démarche ? Un projet, une équipe, un animateur proposent une volonté et une cohérence autour de 3 mots-clé :clarté, courage, créativité. 3 mots-clé sur lesquels mes camarades de SD 15ème qui ont rejoint en grand nombre cette motion ont déjà blogué avec brio. Et completer ce triptyque par un autre qui doit solidariser notre parti :

  • -un parti moderne, avec un mode d’organisation souple et décentralisée irriguant tout le pays, donnant au militant la place qui lui revient.
  • -un parti ouvert à la vie civile, à ceux qui veulent s’investir dans la vie de la cité, en empathie avec leurs concitoyens
  • -un parti efficace, structuré pour gagner les batailles de l’opinion, autour de grandes conventions thématiques. Il faut donc une équipe qui a l’esprit d’entreprendre ce challenge, la volonté de déployer cette stratégie autour d’un animateur. Pourquoi alors, au delà des projets soutenir les leaders de cette motion A? Si je pense que les leaders de la motion A ont les qualités pour fédérer, moderniser, et faire gagner notre parti, c’est parce qu’ils ont fait leurs preuves. Donner enfin à Paris sa place économique, culturelle, avoir une vraie politique de logements sociaux, dans un Paris du 21ème siècle moderne et accueillant, aider la recherche et l’innovation à travers un écosystème souple et efficace, créateur d’emplois, (et je peux en témoigner), voilà la réussite actuelle (2001-2008) et future (2008-…) des leaders de la motion A.

Tout cela dans un projet de gauche, avec une équipe de gauche, sans concessions. Cette modernité, cette ambition sont les conditions de notre réussite,

Amitiés socialistes,

Georges-Marie PUTOIS
15ème convention
ex-cadre du CAC 40, chômeur sénior, créateur d’entreprise
(et d’emplois)



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Reims où le choix d’assumer un PS pleinement Européen et l’élection de 2009

28 octobre 2008

Par Pablo Botin Lopez, militant PSOE, comité exécutif Paris, PSE, Javel Grenelle

David Chopin, Militant PSE, Javel Grenelle

Denis Jacquot, Convention

Il faut le dire et le répéter haut et fort : un des grands enjeux de ce congrès est l’attitude et la posture de notre Parti Socialiste Française pour l’élection de Juin 2009 aux Européennes. Faire des choix clairs, surtout parce que les motions clivent manifestement leurs positions, non pas pro ou anti européennes, mais sur l’engagement du Parti Socialiste au sein de L’Europe. Nous le savons : nous voulons avoir de véritables intruments de régulation au niveau des marchés financiers, des normes sociales et environnementales; nous savons que c’est à l’échelle de l’Europe que nous avons les leviers. Pour autant, aurons-nous une posture claire, cohérente et engagée dans le concert européen, surtout, ce qui est essentiel, avec nos partenaires du SPD, du PSOE, et même du Parti travailliste, pour savoir coordonner nos efforts et nous mobiliser d’une seule voix ?

Sur ce point là : les motions C et E maintiennent un doute persistant; la motion D s’écrit très européenne mais s’exprime différemment; la motion A est la seule a s’affirmer et s’engager pleinement européenne, avec les européens. Regardons de plus prêt.

§ La motion C est sans doute la plus explicite. L’engagement Européen “pourrait être” (CF motion de Benoit Hamon) avec pour base le PSE et nos partenaires européens. Doutes, donc, car rien n’est moins sûr. En effet, la motion C tire très explicitement le supposé échec des partis sociaux démocrates Européens; elle appelle à un sursaut de la gauche de la gauche dans l’entièreté de l’Europe. Une alliance, donc, avec nos partenaires Européens, mais pas ceux qui sont actuellement majoritaires dans chacun des pays. Comprenons bien, ainsi, que l’engagement collectif Européen avec la motion C n’est que celle de sa “vision française”, … donc, pas pour demain.

§ La motion E est probablement la plus ambigue. Certes, l’Europe est dit explicitement comme l’avenir du Parti Socialiste. Certes, des européens affirmés sont signataires de cette motion : Peillon, Bianco, cela ne fait aucun doute. Mais quelle stupéfaction fut la notre à la lecture du texte de ladite motion E : qu’il faut, avant toute chose, non pas un engagement plein et certain avec nos partenaires Européens, mais une grande élection populaire et européenne ? encore une, pour un accord entre toutes les parties ? A croire que cette motion vise, avant tout, à plaire et séduire, à n’importe quel prix, fusse en agitant le chiffon rouge de nos vieilles tensions. Le grand classique de tous les populismes. Et, au final, ne rien trancher ni se mettre en position d’avoir, dès les mois qui suivrons ce congrès, une posture pragmatique et électoral avec nos partenaires européens. C’est une grande déception et un grand péril, que nous lisons au travers de ces lignes de projet européens de la motion E. Le démagogisme doit savoir se réserver, sur certains sujets, nous le pensons fortement.


§ La motion D est une belle synthèse, il faut l’avouer, et inattendue des personnes telles que Laurent Fabius, Arnaud Montebourg. Mais les quelques belles formules ne résistent pas aux déclarations qui ont émergé depuis lors. Comme par hasard : par les principales personnalités qui ont contredit le vote des militants, durant la position du PS français en 2005. Qu’il faille un gouvernement pour les affaires des armés, de la recherche et des principales questions économiques, nous en sommes certains. Que l’idée d’avoir un chef de file européen et non plus national pour cette élection de Juin 2009 soit une belle idée, oui. Mais alors, pourquoi Laurent Fabius agite-t-il les vieux démons avec son article publié dans Le Monde, il y a deux semaines ? Comment accepter ces rumeurs persistantes d’une alliance avec la motion dont nous venons de dire qu’elle est explicitement une impasse au sujet de l’Europe ?

  • Visiblement, l’Europe et surtout l’engagement Européen ne tolère ni compromis boiteux, ni les convertis d’un jour, mais suppose un engagement indéfectible.

§ Seule la motion A nous montre le courage de faire de l’Europe son choix le plus indéfectible - elle est présente dans chacun des tracts de cette fin de campagne de congrès. La motion A est la seule qui cite ouvertement le PSE (Parti Socialiste Européen), et son engagement proclamé pour faire travailler le Parti Socialiste sur une plateforme commune avec nos partenaires Européens. Nous pensons que cette posture est celle qui est la plus adaptée à la situation à venir : un travail commun avec les positions de tous les européens, un engagement sans réserve pour une alliance des partis sociaux-démocrates. Car l’objectif est bien de savoir être le plus unis possible, pour faire basculer le gouvernement de l’Europe enfin sur des positions sociales démocrates - ce, après tant d’années de politique de droite en Europe, qui n’ont eut ni la croissance, ni évité la crise financière et économique que nous subissons à l’heure actuelle.

  • Nous européens, Français, Espagnols, du Parti Socialiste, du PSOE, appelons à voter la motion A. Premièrement parce que nous sommes Européens et que nous voulons - enfin - un engagement ayant la clarté, le courage et la créativité de s’affirmer pro Européens !

Pour le seul projet plausible et permettant le rassemblement des Socialistes, de la Gauche et des Français,

Pablo Botin Lopez & David Chopin, Denis Jacquot



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A mes amis et camarades qui sont tentés par le motion D

24 octobre 2008

Je tiens d’abord à souligner que j’ai le plus grand respect pour tous ceux qui ont fait le choix de la motion D. J’irai même un peu plus loin en disant que j’ai une affection particulière à leur égard. En effet, j’ai été à priori le seul militant dans le 15ème au stade des contributions à défendre la contribution de Martine Aubry. J’avais  par ailleurs soutenu la candidature de DSK pour l’investiture socialiste aux présidentielles. Je considérais ainsi que beaucoup de propositions faites au stade des contributions par Martine Aubry correspondaient au projet de social-démocratie que je souhaite défendre.

Alors, pourquoi n’ai-je pas fait comme d’autres camarades et rejoint la motion D ? En dehors des raisons qui m’ont convaincues que la motion A de Bertrand Delanoë était celle qui me correspondait le plus, deux éléments que je considère comme critiques, ont fini par me décider à ne pas signer la motion D.

1- La gestion du collectif

Contrairement à ce que j’entends, les militants n’ont été que tardivement associés à la démarche des reconstructeurs. Nous avons été ainsi conviés à une réunion pour la première fois uniquement en juin dernier. Jusqu’alors, ce regroupement de sensibilités différentes avait un fort goût de rassemblement d’appareils qui n’avait qu’une ambition : faire que ni Ségolène Royal, ni Bertrand Delanoë ne deviennent Premier secrétaire de notre parti. Mais ce n’est pas le plus important.

Je suis très attaché à la notion de collectif et j’étais parmi les chanceux à être présents aux universités d’été de La Rochelle. Et le spectacle auquel nous avons assisté m’a affligé. Le vendredi, lors d’une assemblée générale, une ligne politique est clairement définie et soutenue par les militants présents et le lendemain, force est de constater que certains s’octroient le droit de faire le contraire de ce qui avait été acté. En outre, ils excluent de leur discussion, le premier signataire de la principale contribution – Pierre Moscovici. Non seulement les médias ne retiennent que cette image, mais beaucoup de militants comme moi se sentent trahis. Impossible à mes yeux alors, de continuer à faire confiance aux animateurs responsables de l’implosion du courant Socialisme & Démocratie.

Je ne reconnais ainsi nullement dans leur gestion du collectif.

2- La clarté politique

Deuxième élément majeur : sur quelle ligne politique se construit la motion D ? Comme je l’ai évoqué plus haut, les reconstructeurs avaient avant tout une démarche de « tout sauf Ségolène ou Bertrand ». Ainsi quand j’ai été mandaté pour présenter la contribution de Martine Aubry à plusieurs reprises, j’ai à chaque fois posé la question : demain sur quelle base politique, idéologique ferons-nous des alliances avec d’autres sensibilités du parti ? Aucune réponse.

J’ai également demandé lors de la constitution de la motion D : si demain, la motion souhaite être majoritaire au sein du PS, aura-t-elle une tendance plus naturelle à s’allier avec Bertrand Delanoë ou bien avec Benoit Hamon ? Aucune réponse. Cependant, si on lit bien la motion, si on écoute aujourd’hui Martine Aubry, on peut deviner que la réponse est avec Benoit Hamon. Or cela pour moi ne va pas dans le sens d’une clarté idéologique et conduit inéluctablement à ce que chacun ne veut plus : une synthèse molle comme celle du Mans.

Ces deux éléments majeurs sont pour moi déterminants dans mon choix. Cependant, comme je le disais au début, je respecte profondément ceux qui décident malgré tout d’aller vers la motion D. J’espère au fond me tromper et que nous nous retrouverons ainsi au sein d’une majorité motion A et D au sein du PS.

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Pour un Etat protecteur et actif

20 octobre 2008

Il est trop tôt pour déterminer si la crise financière nous propulse à la veille d’un changement d’ordre économique, d’une mutation de l’ampleur de celle que le monde occidental a connu au lendemain de la seconde guerre mondiale lorsqu’il s’est agi de reconstruire nos économies détruites.

Quel nouvel équilibre entre l’Etat et le marché ?

On pourrait le croire cependant lorsque l’on écoute certains de nos camarades prophétiser l’effondrement du capitalisme et l’avènement d’un nouveau dirigisme économique sous la direction de l’État. En la matière, un bref retour vers le passé peut nous aider à comprendre le présent et à nous engager dans l’avenir. Ce n’est pas n’importe quel système économique qui s’est mis en place il y a soixante ans en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord, mais un compromis équilibré entre l’économie de marché fondée sur la concurrence, des politiques de stabilisation keynésienne, fondée sur le soutien de la demande des ménages et l’intervention contra-cyclique de l’état, et des actions redistributrices d’inspiration keynésienne. Nos nouveaux radicaux se souviennent-ils combien tiède ils jugeaient ce compromis, par exemple lors du débat sur le Traité constitutionnel européen ? Mais, de plus, nous ne sommes plus en 1945, et si ce compromis keynésien - socio-démocrate a été ébranlé depuis une vingtaine d’années sous les assauts du libéralisme, il faut reconnaître qu’il doit être fortement rénové afin de faire face aux données nouvelles de l’économie d’aujourd’hui : globalisation des échanges, montée de l’endettement public - singulièrement en France -, contraintes additionnelles posées sur les finances publiques par le vieillissement de la population.

Dans ce contexte, quelles pourraient donc être les bases d’un nouveau régime de développement économique et social ? Nous devrons en débattre collectivement au sein du Parti socialiste une fois nos instances renouvelées à l’issue du congrès de Reims, et à cet égard on ne saurait tenir rigueur aux motions en lice de davantage soulever des questions que d’apporter des réponses. Je suggérerai pour ma part l’idée suivante : si la double crise actuelle, financière et réelle, nous rappelle que c’est bien le rôle de l’État que de protéger les personnes et les entreprises fragilisées, elle suggère aussi une fonction plus large d’orientation de l’économie par les pouvoirs publics face aux défaillances avérées des marchés.

Par exemple, nous avons assurément besoin d’une protection sociale de haut niveau et de services publics efficaces qui garantissent à tous les citoyens la satisfaction de besoins élémentaires : santé, revenus en cas d’inactivité, accès au logement, à l’énergie, aux transports… Mais l’action publique doit également se préoccuper de relever l’emploi et la productivité de l’économie, gages à long terme du niveau de vie des Français et d’un financement viable de la protection sociale et des services publics. Il faut donc dégager des marges de manÅ“uvre en faveur des politiques de soutien de la croissance : éducation, recherche, encouragement de l’innovation, financement des infrastructures, etc…

Protections et emplois sont liés. Notons d’ailleurs que ces deux fonctions de protection des personnes et des entreprises et d’orientation de l’économie sont fortement imbriquées et reposent dans une large mesure sur les mêmes instruments. Ainsi, un haut niveau de protection sociale peut non seulement concourir à la prise en charge des risques économiques encourus par les personnes, mais également favoriser l’emploi si, par exemple, elle favorise l’accès aux soins des personnes en mauvais état de santé et leur permet ainsi d’exercer leurs compétences sur le marché du travail, ou si elle offre aux failles des services d’accueil de la petite enfance permettant aux parents de concilier leurs responsabilités familiales et professionnelles, ou encore si elle garantit aux personnes en transition entre deux emplois un niveau adéquat de remplacement de leur revenu pendant une durés suffisante, favorisant le remplacement des emplois anciens par des activités nouvelles et contribuant aux progrès de productivité de l’économie. De même, des services publics efficaces sont nécessaires à l’équipement du pays en infrastructures - d’énergie, de transports, de télécommunications… - qui constituent des accélérateurs de croissance économique, et tout autant des facteurs de cohésion sociale par l’accès de tous à des biens essentiels.

Un besoin de réformes importantes. Il nous faut cependant être lucides : mettre notre système de protection sociale et nos services publics en situation de contribuer à la croissance requiert des réformes importantes. Il faut reprendre le contrôle sur les honoraires pratiqués par les médecins pour que l’assurance maladie retrouve véritablement son rôle de promoteur de l’accès aux soins. Il faut stopper le gaspillage de compétences et de richesse consécutif à la proportion trop faibles de personnes qui travaillent après 55 ans. Il faut pour cela améliorer les conditions de travail et réduire la fréquence et la gravité des accidents du travail et des maladies professionnelles, notre pays étant classé en-dessous de la moyenne européenne dans ce domaine. Il faut enfin dégager des ressources pour améliorer la couverture chômage, notamment en faveur des jeunes et des salariés à statut précaire.

Face à ces enjeux lourds, que disent les motions et leurs principaux représentants ?

Protéger sans emploi pour la la motion C (« Un monde d’avance, reconstruire l’espoir à gauche »), qui est riche de propositions tendant à améliorer la protection des personnes : protection contre les risques de pertes d’emploi du fait de la globalisation des échanges mondiaux par une remise en cause de accords de libre-échange, protection des bas salaires par une hausse importante du SMIC, protection des droits actuels à la retraite en augmentant les ressources des régimes de retraite par des prélèvements supplémentaires sur les profits des entreprises. Mais nulle part dans cette motion il n’est question de propositions tendant à accroître les emplois la richesse à partager entre les Français : qui peut croire, en effet, que le protectionnisme, le découragement à travailler des salariés âgés ou la taxation des entreprises qui font des profits permettront d’augmenter la prospérité de la France et de financer de façon viable les droits sociaux ? Et n’y a-t-il pas une contradiction à préconiser une forte hausse du SMIC et, quelques pages plus loin, en appeler à une régularisation large des immigrés en situation irrégulière : quel emploi régulier trouveront-ils avec un SMIC à 1 500 euros par mois, compte tenu de leur faible qualification ?

Se garder de vieilles solutions (motion D). Il est également regrettable que Martine Aubry, lorsqu’elle s’est rendue cette semaine à Renault-Sandouville n’ait rien trouvé de mieux à proposer des préretraites et des mesures d’âge aux ouvriers qu’elle visitait. Quelle innovation ! Quel courage ! Ah, certes, il est plus aisé de revenir à des politiques du passé, dont on a vu les grands succès en termes de réduction du chômage, que de concevoir une véritable stratégie de reconversion industrielle et de requalification des salariés des industries en déclin, s’appuyant sur un système de formation professionnelle profondément réformée et un service public efficace de l’emploi et de l’indemnisation du chômage.

La motion A : du courage, pour de nouvelles protections. Je considère pour ma part que l’idée « d’État social prévoyant » qui figure dans la motion A (« Clarté, courage, créativité : une gauche conquérante pour redonner un espoir à la France »), que j’interprète comme la volonté d’une intervention sociale de l’État fondée sur un nouvel équilibre entre réparation des risques sociaux - maladie, accidents du travail, vieillesse, perte d’emploi… - et prévention des risques futurs - prévention sanitaire, amélioration des conditions de travail, formation initiale et continue, accompagnement des restructurations des activités et des emplois… -, est à même de nous permettre collectivement de construire un nouveau projet pour la France, conciliant dynamisme économique et solidarité sociale renouvelée. C’est essentiellement pour cette raison que je voterai le 6 novembre pour la motion A.

Par Laurent Caussat (Section Convention)

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Au-delà de la crise, du travail et des réponses crédibles - Tanguy Simon (Convention)

18 octobre 2008

Alors que des camarades souhaiteraient que la crise nous conduise à reporter notre Congrès, nous pensons au contraire que celle-ci montre l’urgence pour le Parti socialiste à trancher les débats de fond et à se mettre au travail afin de pouvoir proposer au plus vite des réponses audibles et crédibles à nos concitoyens.

La faillite du modèle dérégulé de l’économie de marché ne justifie pas le retour à l’économie administrée.

Tout d’abord quelle est la nature de la crise que nous traversons ? Pour certains, c’est la crise finale et tant attendue du capitalisme. Nos camarades de la motion C (Hamon) ne sont pas loin d’être de cet avis et en tirent la conclusion qu’il faut d’urgence sortir du libre échange, c’est-à-dire opter pour le protectionnisme avec les conséquences néfastes que cela engendre sur le plan géopolitique. Ils proposent également d’en revenir aux bons vieux remèdes du socialisme étatique : coup de pouces répétés au SMIC, hausse de la dépense publique, politique industrielle de défense des champions nationaux, etc. Ce modèle, celui de l’économie administrée, nous l’avons déjà expérimenté en 1981 et nous avons échoué.

  • De notre côté nous pensons que cette crise est loin d’être assimilable à un effondrement d’ensemble du capitalisme, mais marque néanmoins de façon évidente la faillite d’une économie de marché excessivement dérégulée.

L’emblème de cette dérégulation à l’extrême du système financier restera d’ailleurs sans doute, les « subprimes » ces prêts hypothécaires accordés à des ménages américains dont la solvabilité était implicitement conditionnée à la poursuite de la flambée des prix de l’immobilier. Ces dettes ont ensuite été découpées en tranche et mélangées à d’autres actifs moins risqués avant d’être dispersés sur le marché sous forme de titres financiers. Problème : le jour où les prix de l’immobilier ont commencé à flancher, tout le monde à commencer à se demander où était passé le mistigri des « subprimes »; et la défiance s’est installée entre les grandes banques. Si bien qu’elles ne savaient plus si elles pouvaient continuer à se prêter de l’argent entre elles, comme elles le faisaient quotidiennement jusqu’ici. Cette défiance a atteint un pic après la faillite de Lehman Brother le 15 septembre 2008 (remise en cause du « Too big to fail ») débouchant sur un quasi-gel du crédit interbancaire jusqu’à l’annonce du plan européen dimanche 12 octobre.

Ce plan en permettant de cibler le cÅ“ur du problème grâce à sa principale mesure, la garantie par l’État des prêts interbancaires devrait rétablir la confiance entre les banques et permettre ainsi à l’argent de recommencer à circuler. Cette mesure ne pouvait être efficace que mise en Å“uvre et coordonnée à l’échelle de notre continent. Elle nous conforte dans l’idée que l’orientation résolument européenne prônée par la motion A est plus que jamais d’actualité.

La crise financière ne doit pas masquer la crise de l’économie réelle

Mais au-delà de l’urgence à traiter la crise financière c’est l’économie réelle qui doit être remise sur de bons rails. Car la politique économique de Sarkozy en plus d’être coûteuse pour les finances publiques, est marquée par l’échec : le paquet fiscal loin de réhabiliter la valeur travail, a contribué à privilégier la rente et l’héritage ; le démantèlement du droit du travail en général, et des 35 heures en particulier n’a pas permis d’améliorer la compétitivité des entreprises mais a en revanche accru la précarité ; etc.

Bref la crise financière a bon dos et permet au gouvernement Fillon de s’exonérer à peu de frais de la responsabilité de la politique économique menée depuis un an et demi.

Les socialistes doivent donc se préparer à offrir des solutions alternatives. De ce point de vue nous pensons que c’est la motion A conduite par Bertrand Delanoë qui expose avec le plus de clarté sa volonté de travailler à l’élaboration d’un nouveau modèle économique en France et en Europe.


Un nouveau modèle de croissance

Ce nouveau modèle économique liera étroitement développement durable, croissance économique et solidarité sociale. Contrairement à certaines motions qui s’en tiennent à des politiques classiques de relance de la demande, nous pensons que l’offre doit également être soutenue. La restauration de la compétitivité de notre économie passera ainsi inévitablement par une politique volontariste de soutien à l’innovation et d’amélioration de la qualification des salariés (via notamment la sécurisation des parcours professionnels).

Ce nouveau modèle exigera en outre un État social prévoyant et efficace afin de tenir compte au mieux de la contrainte que fait peser sur nous le poids de notre dette publique ; une contrainte totalement absente des motions C (Hamon, Emannuelli, Mélenchon) et D (Aubry, Cambadélis, Fabius). Afin de pouvoir financer six orientations prioritaires (logement, école, politique de la petite enfance, solidarités intergénérationnelles, santé, solidarité entre les territoires), la motion A propose une vraie réforme fiscale : une modulation de l’imposition des bénéfices des sociétés en fonction du réinvestissement ou non de ces bénéfices ; le rétablissement des droits de successions ; la suppression des avantages liés à certaines niches fiscales ; et la reconversion du paquet fiscal.

Enfin, la crise financière le montre, il est nécessaire de mettre en place de nouvelles régulations. La motion A comporte plusieurs propositions concrètes visant à mettre en Å“uvre des instruments de régulation économique et environnementale au plan international, mais aussi à avancer vers un véritable gouvernement économique européen. Nous proposons notamment la création d’un pôle de régulation mondiale des marchés financiers pour avancer, au plan européen, sur des réformes permettant de prévenir et de maîtriser les crises financières : réforme des agences de notation, modification des normes comptables des entreprises, durcissement des dispositifs prudentiels des banques, contrôle et réglementation accrus des fonds spéculatifs, etc.

Nous souhaitons une large victoire de la motion A (Courage, clarté créativité) afin que ces propositions crédibles fondées sur une cohérence idéologique et sur un engagement européen clair puissent être portées de façon audible par notre Parti.

Tanguy SIMON (Convention) Pour le collectif CCC15




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Clarté politique, Crise financière, Travail
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Crise financière, Etat prévoyant, nouveau modèle de croissance, régulation, Travail
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Un besoin de clarification politique - par Denis Jacquot (Convention)

Souvent source d’incompréhension dans l’opinion publique, nos débats préparatoires du congrès ont pourtant fait bouger les lignes au moins sur un point. Désormais, la question des présidentiables est déconnectée des enjeux directs du congrès. Elle a laissé place à la vraie question, celle du leadership du parti qu’il s’agit de reconstruire si l’on veut mieux fonctionner, préparer notre projet et s’opposer à la politique de Sarkozy de manière audible par nos concitoyens . Le discours de la méthode a fini par s‘imposer aux leaders du parti.

Cette clarification en appelle une autre. Notre congrès sera utile aux socialistes et au pays si les débats préparatoires ne perdent pas de vue la seule question politique qui vaille, dégager les conditions de mise en route d’un projet collectif. Si la présentation des motions permet de comparer analyses, orientations et propositions, la phase actuelle de débats doit, plus encore, s’efforcer de saisir la dynamique politique portée par chacune d’elle.

Cela est d’autant plus nécessaire qu’à ce jour aucune motion n’est assurée seule de l’emporter. Il s’agit dés lors de mieux cerner si les visions politiques inspirant les différents textes sont compatibles, afin de dégager la voie à la construction d’un projet politique majoritaire. Faire l’impasse sur cette exigence, c’est accepter d’ajouter de la confusion à la confusion ou de virer à la synthèse molle qui bloque notre nécessaire rénovation.

On peut déjà à ce stade avancer sans risque ce que tout le monde constate, l’existence d’un clivage fort interne au PS entre d’une part une gauche radicale poreuse à bien des analyses de la l’extrême gauche protestataire et d’autre part une gauche réformiste assurant sans complexe son héritage social démocrate et son ancrage européen. Le bloc radical minoritaire pour une fois uni par son antilibéralisme forcené au sein de la motion C, ce qui au demeurant clarifie la lecture des enjeux, s’oppose radicalement (c’est à dire « à la racine » dans son sens étymologique) non au bloc mais à la configuration majoritaire mais plus hétérogène des autres motions. En effet au sein du camp réformiste les termes du débat ne sont pas stabilisés en particulier sur la conception du parti et de son rapport à la société civile.

Pour nourrir ce débat de clarification entre les lignes politiques et donc baliser la validité des probables futures alliances lors du congrès formulons une critique constructive ou fraternelle (chacun y retrouvera ses marques ) de certaines positions existantes au sein du parti sur trois terrains , le projet politique européen, la conception du parti et l’ambition rénovatrice.

1- C’est une faute politique d’affaiblir le projet politique européen. Si le traité constitutionnel avait été adopté malgré ses imperfections , on ne serait pas dans la crise financière actuelle avec une Europe manquant de façon criante de solidarité et de coordination . La réaction précipitée des européens sous la houlette de Sarkozy pour corriger le tir souligne à l’évidence que le volontarisme sans les institutions sur lesquelles s’adosser reste fragile sans garantie de durée.

Pour faire bonne mesure mais il y a là une cohérence certaine avec la première erreur , la motion C dénonce la « faillite » des autres partis socio démocrates européens qui auraient sacrifié au libéralisme de la droite. Belle leçon de tactique à la veille de l’adoption du manifeste du parti socialiste européen, que de tirer une balle dans le pied de ses alliés progressistes. Elle ne peut que nourrir la critique classique de nos voisins contre la morgue française mais plus encore rejoue le vieux film stalinien sur la construction du socialisme dans un seul pays.

2 - C’est une faute politique d’affaiblir le parti par le non respect des militants comme de le contourner par des structures parallèles. Un pied dedans et un pied dehors. Le choix partagé de l’ouverture du parti à la société civile ne saurait justifier le refus de choisir entre le parti, forme éprouvée du débat démocratique structuré avec ses règles et un fonctionnement sans cesse améliorables et celle d’une possible dérive mouvementiste. L’avenir nous dira, si le récent recentrage observé actuellement vers le parti par nos camarades de la motion E , est une rectification inscrite dans la durée ou un moment tactique et limité au temps du congrès.

3 - C’est une impasse politique de prétendre monopoliser l’exigence commune de rénovation présente dans la plupart des motions. Outre qu’on ne peut la réduire à la seule dimension de la démocratie participative , cette prétention est contraire aux faits. Les citoyens de Paris peuvent en témoigner sous la mandature Delanoë . Mais plus encore affirmer être le seul courant porteur de rénovation contre le « vieux parti » (sic) est gros d’incompréhensions et de tendances exclusives au sein du camp réformateur. Nous en avons tous été le témoin dans notre arrondissement. Il y aurait pourtant besoin de pousser plus fort ensemble pour avancer sur des chantiers comme la participation et le respect des militants, le renouvellement et le rajeunissement des cadres, le paritarisme et le non cumul des mandats sans parler de notre articulation avec les forces organisées de la société civile et des citoyens.


Intervention de Denis Jacquot, le 14 Octobre 2008, AG de la section Convention.

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Clarté politique, Europe
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alliances, Delanoe, démocratie, Europe, Leadership, militants, rénovation
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Pour un large rassemblement dans le 15eme autour de la Motion A

Signataires de la contribution Besoin de gauche (premier signataire Pierre Moscovici) et de la contribution Clarté, Courage, Créativité (premier signataire Bertrand Delanoë), avec le soutien de François Hollande, nous avons des parcours différents. Et nous avons pu faire des choix différents dans le passé. Mais aujourd’hui, nous nous sommes rassemblés sur des valeurs et des convictions:  pour soutenir la motion A (premier signataire Bertrand Delanoë).

_______________________________________________________________________

Le PS est à la croisée des chemins:

Nous proposons de construire une force socialiste puissante, assumant son identité réformiste, social démocrate, laïque et européenne. Un parti rénové qui tienne le même langage aux militants et aux citoyens, et qui articule nouveaux progrès sociaux, efficacité économique et développement écologique.

Nous avons besoin de vérité, de travail pour pouvoir proposer une alternative crédible aux Français, fondée sur trois exigences :

    • Par la clarté de nos choix : nos valeurs n’ont jamais été autant d’actualité : justice sociale, solidarité, lutte contre toutes les inégalités et discriminations, promotion de nouvelles libertés. Nous devons être fiers d’être socialistes, fiers de notre passé et de nos bilans, tant au niveau local que national.
    • Par le courage de nos propositions : Il faut construire un nouveau contrat social fondé sur une croissance durable, forte et solidaire - et qui valorise la place des partenaires sociaux.

Nos objectifs sont l’emploi de qualité, la promotion de l’égalité réelle des chances, l’émancipation individuelle, la relance de la croissance par l’innovation grâce à la priorité accordée à la recherche, la mise en Å“uvre d’un socialisme de production prenant en compte les questions liées à l’entreprise; ce nouveau modèle de développement devra impérativement être fondé sur l’excellence écologique -.

Cela suppose l’affirmation d’un l’Etat social prévoyant, qui aide les citoyens à anticiper les changements, qui conforte et rénove les services publics afin de les rendre toujours plus efficaces pour leurs usagers. Pour nous, socialistes, cet Etat, moderne et décentralisé, régule, protège et redistribue, offre de nouveaux droits pour les salariés, et affirme une ambition sociale en matière d’école et d’égalité réelle des chances, de logement, pour la retraite, la famille et la santé. Cela suppose notamment que soit réaffirmée l’importance d’une juste répartition de l’impôt.

Notre projet est évidemment Européen : sa construction doit être relancée, en s’inspirant des propositions du PSE : un grand emprunt de l’Union pour financer les travaux d’infrastructures et la recherche, un salaire minimum européen, une directive cadre sur les services publics et un protocole garantissant que rien n’abaissera le niveau des droits sociaux.

    • Par la créativité des militants : La gauche a besoin d’un grand parti socialiste, refondé et ouvert pour enclencher une dynamique victorieuse en 2012, un parti de militants, plus fort en nombre, plus ouvert vers les citoyens et représentatif de la société ; nous aspirons à un parti où le débat soit vif et fécond, animé par des conventions nationales périodiques ouvertes à la société. Nous proposons de renouveler nos pratiques et nos instances, de réhabiliter leur rôle à tous les niveaux, d’en faire les lieux d’élaboration, de décision et d’action.

Nous avons une ligne et les idées claires sur le rôle du futur premier secrétaire. De 2008 à 2011, le leadership du parti socialiste devra s’exercer dans l’opposition à la droite. Nous avons donc besoin d’un premier secrétaire qui soit le chef d’orchestre de notre parti, capable de faire travailler l’ensemble des socialistes. Leader de l’opposition, il sera à ce titre le premier opposant de Sarkozy, mais appuyé sur des secrétariats nationaux qui retrouveront tout leur rôle.

_______________________________________________________________________

Le PS, un parti de militants:

Nous voulons que le Parti soit dirigé par un militant, engagé dans ses instances et qui les respecte.

Compte tenu de nos statuts, le choix du premier secrétaire ne préjuge pas de celui du candidat socialiste en 2012. Nos procédures seront respectées : elles prévoient aujourd’hui que les différents candidats seront départagés par un vote des adhérents. Une convention nationale décidera de l’opportunité de l’élargissement de ce vote à nos sympathisants.

Nous voulons, sans ambiguïté, ancrer les alliances du parti socialiste à gauche, avec toutes les formations qui souhaitent constituer des majorités pour gouverner ensemble. Nos alliances seront fortes si le Parti socialiste redevient lui même fort et attractif : il sera alors le pivot d’un rassemblement victorieux de la gauche; ce rassemblement est d’ailleurs ouvert à tous les démocrates - la condition étant qu’ils soient engagés dans une démarche clairement progressiste.

Tels sont pour nous les termes du choix offert. Si tu les partages, nous te proposons de signer ce texte élaboré par des membres des CA des trois sections du 15e, ainsi que la motion sur internet :

http://www.clarte-courage-creativite.com/

_______________________________________________________________________

Nous contacter:

  • Par mail : clarte15@numericable.fr
  • Vos mandataires par section

Convention : Isabelle Roy 06 63 83 11 90

François Mitterrand : Thierry Grosnon 06 76 86 08 45

Javel-Grenelle : Pierre Santolini 06 87 96 33 74

  • Premiers signataires parmi les membres des CA des trois sections du 15e

Hugo Allendes Castro, José Baghdad, Emmanuel Baur, Violaine Beaumelou, Catherine Bessis, Laurent Caussat, Thomas Chalumeau, Nadine Cottet, Guillaume Couty, Claude Dargent, Jean-Paul Djalili, Monique Gaultier, Thierry Grosnon, Anne Hidalgo, Denis Jacquot, Marie Lagune, Anne Le Boulch, Frédéric Mairé, Sophie Marchand, Guillaume Menard, Dominique Migeon, Bernard Morisset, Huguette Regis-Lebrun, Michèle Robert-Lauliac, Isabelle Roy, Jean-Renaud Roy, Pierre Santolini, Tanguy Simon, Françoise Thiriot, Lionel Toutain, Jacques-Armand Weill, Faty Zebir.

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